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        C'est à tord que l'on réduit les film de la Blaxploitation à de vulgaires productions de series B ne prônant que la violence, la drogue et le sexe. C'est oublier leur role revendicateur et identitaire.

Qu'en était il de l'acteur noir et du film afro américain avant les années 70.

Il y eu des noms célèbres, Nina Mae McKinney  "la Garbo noire" dans les années 20, Lena Horne "la féline" dans les 40, Lorenzo Tucker "le Valentino noir dans les années 30, "Hallelujah" de King Vidor avec 100% d'artistes noirs, Hattie Mc Daniel récompensée aux oscars en 1939 pour son second rôle de servante dans "Autant en emporte le vent". Autant d'artistes de talents cantonnés aux seconds rôles et oubliés aujourdui. Ne subsistent de cette époque que l'image de l'acteur noir, chanteur de jazz, danseur et musicien anonyme, amuseur d'un public blanc aisé et indifférent.  

Dans les années 60, le seul acteur noir célèbre est Sydney Poitier. Il représente l'homme noir présentable, issus de la classe moyenne américaine toléré par les blancs. L'homme de la rue, celui qui est confronté à la ségrégation, au racisme et au rejet de la société ne se reconnaît pas dans ces personnages policés et dociles.

Dans l'Amérique de la fin des années 60, il y a une résurgence de l'identité noire. La black power s'impose avec ses codes vestimentaires, sa musique soul, ses figures emblématiques et ses combats.

Or cet esprit de revendication investit le cinéma et donne naissance à la Blaxploitation. Ces films aux bandes sons géniales, aux scénarii empreints de manichéisme, avec des filles très dénudées et des hommes très amoraux, sont des plaidoyers contre la soumission de l'homme noir dans une société hostile et raciste. Même s' ils en tirent profits, les héros dénoncent la corruption et la violence d'une société qui les rejette et les exploite. La drogue, la prostitution, le ghetto, la vengeance sont les thèmes récurrents de ces productions contestataires.

Ce genre de film va, pourtant, peu à peu s'enliser dans la facilité. Les histoires se repentent, les personnages n'évoluent plus et la contestation frise la caricature mais il aura eu le mérite d'ouvrir la voie à une nouvelle génération d'acteurs et de réalisateurs.

 

 

 

 

 http://fr.youtube.com/watch?v=mF6D3k6Eb9I

 

 http://fr.youtube.com/watch?v=-stsl0c7STw

 

La Blaxploitation, la contestation afro américaine

 

 

    

   

  

 

 

 

 

 

 

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